En ce début de période de voeux, à tout bien choisir, je crois que je ne peux souhaiter que ce qu'il est difficile d'atteindre soi-même, car on n'a pas toujours la main : le bonheur et la santé.
Pour moi, ce sera bien entendu la même chose. Pour ce qui est de la santé, j'ai de la tension et la prise de sang de mardi dernier n'est pas fameuse (il est vrai que j'ai pris plus de 10 kg en 3 ans, je ressemble vraiment à un petit ourson, comme dirait un ami lorrain !). Maintenant, je dois passer chez le cardiologue. Je suis presque certain que j'ai avoir droit à un régime ! Tant que ce n'est que ça !
En ce qui concerne ma vie professionnelle et sociale, je continue de m'investir dans la politique auprès de quelqu'un de vraiment brillant et atypique; cela me procure beaucoup, ce contact avec l'équipe de campagne. Puis, très vite, il me faudra m'investir pour cet important concours me permettant d'accéder à un poste de directeur, partout en France ! Il y a du travail mais je crois que je peux y arriver. En plus, je vais devoir aller à Paris plusieurs fois pour des formations, quelle souffrance...!
Et l'amour dans tout ça ? Qui sait, tout viendra peut-être en même temps...
01jan 2012
2012, c'est la bonne ?
09:07 - Par Pierre - Moi - 2 commentaires
12dec 2011
Enfin décembre !
15:57 - Par Pierre - Moi - 2 commentaires
Je reviens de Lyon vidé !
Comme les deux années précédentes, je suis allé chez Fabrice. Ce furent trois journées intenses : visite des sites illuminés de Lyon, quelques églises à revoir (j'aime revenir mettre un cierge dans certaines où j'avais émis des voeux), escapade dans le Beaujolais, repas à 2, 3 ou 6. Et, toujours, des rencontres avec des gens intéressants; cette fois-ci, 3 nouveaux amis de Fabrice que je ne connaissais pas. Certes, j'ai fait aussi quelques rencontres un peu torrides (c'est toujours agréable) mais ce qui m'a fait surtout plaisir c'est ce beau jeune homme de 22/25 qui m'a dévisagé et s'est retouné plusieurs fois (dommage que j'attendais Fabrice....), c'est délicieusement émoustillant et réconfortant de plaire !
Il y a cette ville si vivante et belle, que j'affectionne et où tant de choses sont possibles à faire pour moi, pauvre Cadurcien. Mais, il faut pouvoir y vivre et je reconnais qu'être un visiteur ne donne que le bon côté des choses. C'est une ville de qualité, à tous les sens du terme.
Fabrice, lui, a été toujours aussi égal à lui-même : un hôte parfait (ou presque : je me suis régalé de lui faire remarquer qu'il avait mal choisi un des vins !), un ami sensible avec qui on peut tout se dire, du moins en ce qui me concerne; lui, je ne sais pas. Ce qui m'a rassuré un peu c'est de prendre conscience qu'en tant que célibataire, il avait encore plus de manies que moi : j'ai trouvé mon maître ! Mais, il sait que j'adore le taquiner.
En revenant en voiture ce matin, j'ai écouté le CD de Gilbert Bécaud que je me suis acheté hier. Je ne me souvenais pas que je connaissais autant de chansons de lui. J'ai été assez frappé par son optimisme et la beauté de certains de ses textes, je ne l'avais pas remarqué. Cela m'a d'ailleurs donné un "coup de blues" et je n'ai eu que des pensées tristes. Curieux et contradictoire, non ?
En tout cas, cette Fête des Lumières, la somptueuse décoration de Noël de l'appartement de Fabrice et les quelques flocons de neige de ce matin m'ont enfin fait entrer dans la période de décembre que je ne ressentais pas. Cela fait du bien. Avant de retrouver Bastet à la maison, je suis allé chez Arnaud et Sarah leur apporter les quenelles (avec leur sauce) que je leur avais acheté pour les remercier d'avoir nourri ma chatte (cette saleté les a encore mordu !); ils ont été touché de cette nouvelle preuve de mon affection et cela m'a fait plaisir.
Maintenant, il ne me reste que deux semaines à attendre pour revenir dans ma famille. Mais je suis prêt pour cette période si particulière. J'aime Noël !
04dec 2011
Décembre sans nom
10:07 - Par Pierre - aucun commentaire
Ce mois de décembre, je ne le vis pas !
Le temps est tellement doux que je n'ai pas l'impression d'être dans cette période de l'Avent où l'on pense à la plus belle fête de l'année, aux décorations, aux cadeaux (c'est bon, j'ai presque fini les miens) et au repas du réveillon. D'ailleurs, en ville, il n'y a presque pas de décorations dans les rues ou dans les magasins. Mais c'est vrai que cela fait quelques années que les commerçants font de moins en moins d'efforts.
Toutefois, il reste quelques traditions appréciables : le "pélerinage" chez Fabrice à Lyon pour la Fête des Lumières (j'en salive d'avance !!!), le séjour chez mes parents pour le réveillon avec la grande famille rassemblée, la messe à la petite chapelle de St Clair le lendemain matin (et ses merveilleux chants que l'on reprend tous en choeur : Minuit chrétien, Adeste fideles, etc) suivie du repas fin en petit comité avec mes parents et ma grand-tante.
Puis, il y aura cette "fête" obligatoire du 31, je la déteste, certainement car je suis seul, soyons honnête ! Heureusement, le lendemain sera le début d'une année pleine d'espoir avec son concert et mon petit rituel (cf mes anciens billets, je me répète déjà suffisament, faites un effort !). De l'espoir, il sera professionnel avec un important concours que je vais présenter, il sera politique avec mon engagement auprès d'un politicien local et il sera peut-être sentimental si ... Si, enfin, je rencontre quelqu'un de mignon, sympa, intelligent, etc, etc !
Vivement, donc, la semain prochaine où je vais revoir ce cher Fabrice , qui va encore me recevoir royalement. Au programme, longues marches en ville, découverte des spectacles, restaurants, courses aux Halles Paul Bocuse et sur les quais de Saône, excursion en Beaujolais, conversations et partage de confidences, rencontres de personnes toujours intéressantes. Par pudeur, je vous épargne quelques écarts dans des endroits absolument infréquentables pour vous, mais tellement excitants pour moi !
Je vous ai tout dit ? Oui, je crois. Alors, promis, je vais essayer de faire au moins un autre billet avant la fin de l'année.
02oct 2011
Du Monde au Figaro
10:14 - Par Pierre - Moi - 2 commentaires
Après 28 ans de fidélité, j'ai abandonné Le Monde. Où, plutôt, il m'a abandonné. Depuis un certain temps, je ne me retrouvais plus dans ce quotidien. C'était fini depuis longtemps la pagination de 48 pages avec une information importante, la qualité d'écriture, les analyses approfondies et, surtout, une certaine honnêteté intellectuelle qui en faisait un journal "centriste". La première cassure avait été le chantage du samedi avec son obligation d'acheter un supplément sans intérêt.
Le rachat par les propriétaires actuels avait donné un sérieux coup de barre à gauche qui m'indisposait particulièrement. Certes, je savais depuis le début que mes idées ne collaient pas toujours avec celles que je lisais mais j'appréciais une certaine objectivité et des idées argumentées.
Je lis beaucoup de choses sur internet mais ce sont des articles courts, sans analyse le plus souvent. Et puis, je suis attaché au support papier et au fait que ce que je lis a été pensé et écrit. Mon dilemme était de trouver un autre support : la presse régionale n'est pas toujours de qualité (surtout ici), Libération a une certaine fraicheur mais les articles pas assez fouillés, il restait Le Figaro.
J'ai donc essayé une semaine durant et ce fut concluant. J'y ai découvert des informations nombreuses, une partie économique beaucoup plus riche et des suppléments d'une certaine qualité. Soit, les idées sont marquées à droite mais, ça, je le savais. C'est comme quand je lis Le Canard Enchaîné tous les mercredis; il faut en prendre et en laisser.
Une page se tourne ainsi. C'est vrai aussi que je suis moins centriste que dans ma jeunesse. En tout cas, il me semble que le Fig est moins conservateur et poussiéreux qu'à une certaine époque, d'après les souvenirs que j'en avais gardé.
Mais, surtout, en l'achetant régulièrement, je ne peux m'empêcher de me rappeler d'un jugement, certes prémonitoire, mais néanmoins cruel, que je portais sur certaines personnes il y a quelques années : "celui-là, il finira comme un vieux con abonné au Figaro" ! Cela m'apprendra à juger les autres. En tout cas, pour me rassurer un peu, vous serez d'accord avec moi pour dire que je garde un peu d'auto-dérision et que, malgré tout, j'ai toujours été très lucide sur moi-même et doté d'un grand sens de la prédiction !
18sep 2011
DSK : à chaud !
20:52 - Par Pierre - Politique - aucun commentaire
Je sais, c'est un peu osé comme titre. Mais, après tout, je n'ai rien écrit encore sur le sujet.
Comme beaucoup de gens, j'ai regardé l'intervention de DSK. Il me tardait un peu de l'entendre, même si je m'attendais à ce qu'il reconnaisse le minimum de faits et essaye de rebondir, après avoir joué sur la fibre émotionnelle. Mais, s'il a bien reconnu la relation (je croyais, à ses dires au départ, qu'il n'y avait rien...), ses "excuses" pour les siens ont été du niveau du "service minimum". Là où il a été peu convaincant c'est sur le choix de cette maison, j'ai cru m'esclaffer de rire !
Par contre, je trouve que TF1 a joué son rôle de Mr Loyal de façon remarquable : bon cadrage, gros plans sur le dossier et sur les mains de DSK, questions convenues (je crois que l'on avait tous les mêmes). Puis, cerise sur ce cake un peu indigeste, Claire Chazal lui ouvre un boulevard en lui demandant son avis sur l'euro et la crise, histoire de bien tourner la page. Visiblement, TF1 ne fait pas que rouler pour Nicolas Sarkozy, elle sait aussi rendre service à d'autres.
Mais, soyons honnête, quel talent ce DSK, il a été très bien, même s'il a trop récité et surjoué sa prestation bien préparée. Il avait du talent, il en avait...
A sa place, devant ce gachis, pour moi et les miens (vie privée abandonnée en pâture, honneur souillé), pour le futur qui se dessinait, je crois que j'aurais été plus abattu, humble. Devant un désastre, on se doit de baisser la tête. Certes, c'est un homme brillant, je le redis, mais il a perdu le sens de tout et il s'est perdu.
18sep 2011
Tout en quiche ! Quiche des forêts et quiche de la mer
08:55 - Par Pierre - Cuisine - 5 commentaires
Hier soir au téléphone, je faisais saliver mon ami Fabrice sur 2 recettes de mon imagination féconde. J'ai fait la première hier et la seconde est pour aujourd'hui. Je les ai déjà faites et ce fut une réussite.
La première est une quiche des forêts. Faire suer des échalottes et du persil dans un peu d'huile. Rajouter des escargots de Bourgogne ( bien les rincer et les égoutter si vous les acheter en boîte mais ne pas les faire tremper), des girolles (c'est le champignon le plus adapté en goût ici) et des dés de magret fumé. Inutile d'assaisonner; bien remuer. A côté, ne pas oublier de faire précuire la pâte brisée (faire quelques trous à la fourchette pour éviter qu'elle gonfle) car sinon elle ne tiendra pas. Dans un plat, casser 3 oeufs et mettre de la crème Fleurette allégée (et pas entière comme certains gourmands !) et raper une demi-noix de muscade (à mettre dans toutes les sauces à la crème). Verser le contenu de la poêle sur la pâte et verser l'appareil. 1/2 heure au four. C'est la plus divine quiche que je connaisse; aussi, elle s'appelle dorénavant la "quiche Fabrice" je te la dédie.
La seconde est la quiche de la mer. Faire de même pour l'appareil et la pâte. Faire suer des échalottes et du persil dans un peu d'huile puis rajouter des petites crevettes décortiquées, des dés de saumon (fumé ou non, selon les goûts) et du crabe (bien émietter avec les doigts afin de retirer tout le petit cartilage). On peut rajouter des pétoncles si on le souhaite ou les mettre en remplacement d'un de mes ingrédients. Continuer la recette de la même façon.
Avec cette dernière recette, il faut impérativement un vin blanc mais trop sec. Avec l'autre quiche, si le même type de vin peut être choisi, vous pouvez aller aussi sur un Brouilly ou un autre de ces vins de Beaujolais si canailles ! Bien entendu, une petite salade en accompagnement serait de circonstance. Une dernière chose : jamais de fromage dans une quiche, à part celle au fromage, bien entendu !
03sep 2011
Le retour de septembre
14:57 - Par Pierre - Moi - 13 commentaires
J'en ai des choses à raconter !
Tout d'abord, concernant mes vacances, je ne suis pas allé en Crète. Suite à un problème de Tour operator, j'ai préféré annuler et je suis parti, sur un coup de tête, à Paris passer une semaine. Le temps n'était pas au beau fixe mais j'ai pu beaucoup marcher sur les quais et dans les rues. J'ai fait un grand nombre de musées et expositions, m'enivrant de belles choses. Je partais à pied de l'hôtel vers 7H30 et je rentrais vers 17H30 épuisé ! Le soir, bon resto (comme à midi d'ailleurs) de coquillages ou de plats canailles près des Halles et verre dans le Marais; avec tout ça, je n'ai pas pris un gramme, je n'en ai pas perdu non plus d'ailleurs...Mais je me suis régalé; c'était l'essentiel.
Puis, j'ai passé les semaines suivantes à Sète, voyant famille et amis, dinant ici ou là, lisant et "bullant" à volonté. Je suis rentré le 15 août reposé et apaisé. Depuis, le travail a repris avec son petit stress habituel.
Je revois à la piscine le beau petit mec (joueur de foot de 21 ans hyper musclé) et on discute (j'en ai pris l'initiative, mais est-ce nécessaire de le dire ?), il est très simple et équilibré, mais je sais que je ne dois pas me leurrer.
La semaine prochaine, c'est l'ouverture de la chasse, qui marque en même temps le retour de la belle saison avec sa végétation qui se colore, ses bons petits plats (j'invite Arnaud et sa copine la semaine suivante et je leur fait une blanquette de veau aux morilles avec des pâtes fraiches) et ses vêtements en laine (et que dire du plaisir de remettre la robe de chambre après un bain parfumé brûlant !). C'est le début des 3 plus belles saisons à vivre, surtout que l'on approche de novembre puis de la période de Noël.
Plus philosophiquement, et aussi pour polémiquer un peu, il y a 2 choses qui m'ont agacé dans l'actualité. Non, je ne vais pas parler de DSK, tout a été dit et il ne m'inspire pas; bien fait pour les socialistes, ils donneront moins de leçons. Cela concerne l'Education nationale : les programmes d'histoire font peu de place à l'histoire de France et je trouve que c'est dommage. Il est regrettable que les jeunes n'aient pas une base élémentaire sur le passé de leur pays et de leur région, cela fait partie de l'éveil à la citoyenneté. Je n'ai rien contre le fait d'étudier d'autres civilisations, bien au contraire, mais que cela reste minoritaire et que ce soit de grandes civilisations, pas l'histoire du Mali (je n'ai rien contre ce pays)! Apprendre l'histoire de sa région et de son pays ainsi que les grandes civilisations perdues (Rome, Athènes, l'Egypte, etc.), cela me semble plus pertinent et utile. Je ne comprends pas le choix actuel et que les parents ne s'en émeuvent pas. Avec des bases solides, on peut mieux appréhender le monde dans lequel on vit et, si on est attiré par l'histoire, on peut creuser en s'intéressant à des périodes étudiées et à d'autres pays ensuite. Quand on me dit que c'est fait pour favoriser l'intégration des enfants originaires d'autres pays, je ne pense pas que cela va les rendre plus calmes en classe ni que cela les aidera beaucoup; et je ne parle pas des enfants originaires de France, étant majoritaires il n'est pas permis de s'y intéresser beaucoup...On a le culte des minorités.
La seconde chose qui m'a interpellé, c'est le programme de sciences où, si j'ai bien compris, il consacre la théorie du genre. Je suis un peu étonné d'un tel parti pris; enseigner l'éducation sexuelle et le fait qu'il faut respecter la sexualité des autres, cela ne suffit pas ? Sur cette polémique, ce qui m'a dérangé c'est que ce soit la partie la plus rétrograde de la droite qui prenne position et que la gauche (du moins ceux que j'ai entendu) soit restée sur un clivage politique sans discuter du fond. Résultat, si je suis contre, je suis assimilé à la Droite populaire, sympa !
Dans ces 2 cas, j'ai appris que les programmes étaient élaborés par des comités d'enseignants et validés par le ministre. D'un point de vue pédagogique, c'est tout à fait logique que ce soit les enseignants qui les fassent mais là où c'est plus choquant pour moi c'est que le politique n'intervienne pas, comme si l'éducation n'était pas du ressort de la représentation nationale. Pourquoi nos élus (députés et sénateurs) ne fixent-ils pas des grandes lignes et ne s'impliquent pas plus ? Tout ça m'a mis mal à l'aise car, une fois de plus, j'ai l'impression que l'on est face à une démission de nos élus. Etant donné qu'ils nous représentent (ou sont sensés le faire), leur passivité est aussi la nôtre.
Certes, nous rentrons en période électorale mais je crains fort que cela ne change pas beaucoup. La politique m'intéresse toujours autant, bien que je ne me berce plus d'illusion.
Comme c'est curieux. Je pensais juste taper quelques mots assez badins sur mon petit ego et voilà que je m'évade. C'est peut-être pour cela que j'aime les blogs de Potomac et Apartés, ils sont le pendant de ce qu'ils ressentent. Moi, cela me fait du bien. Au moins, par rapport à Facebook, l'anonymat est une garantie contre l'exhibitionnisme, mais là, je m'évade encore...
30juin 2011
Quoi de neuf ?
21:39 - Par Pierre - Moi - 3 commentaires
Oui, je sais, je déserte mon blog ! J'en ai conscience mais je n'y peux rien : je n'ai pas l'envie. Mais bon, je vais faire un effort.
Le moral est au beau fixe : mon patron m'a à la bonne, j'ai fait de bonnes soldes à Toulouse, j'ai des relations cordiales avec les gens que je rencontre, j'ai vu un bel éphèbe à la piscine (demain, promis, je simule un malaise !), Arnaud m'a invité la semaine dernière pour un repas avec ses amis et ce fut très agréable (ayant un peu bu, j'ai mis une bonne animation et on a bien ri jusqu'à 2 heures du matin), je suis invité la semaine prochaine chez un autre collègue pour une soirée avec ses amis, je retourne en famille le 14 juillet et la semaine suivante je pars en vacances ! C'est décidé, ce sera la Crète (toujours sur les pas de Saint Paul !) puis 2 semaines en famille jusqu'au 15 août.
A part ça, j'ai pris une taille de plus au pantalon (ne me demandez pas combien je fais sinon j'efface votre question !), je suis toujours célibataire et toujours Cadurcien.
J'ai l'impression, depuis un certain temps, que je suis plus à l'écoute des gens, que je plais (dans le sens le plus noble) et j'ai beaucoup de plaisir à une certaine sociabilité. D'ailleurs, la solitude que je recherchais souvent m'est de plus en plus pénible. Je veux tout partager : idées, repas, boire, voyager, etc. J"ai envie des autres...De l'autre aussi mais je m'en passe, cela peut se gérer, j'ai l'habitude. A la rentrée, il y aura la chasse et ses balades dans la campagne, le début de ma saison préférée avec ses couleurs et ses saveurs.
L'autre jour, je suis allé à l'enterrement du frère d'une collègue (je déteste ça) mort encore assez jeune d'un cancer; ce fut comme toujours, face à cette réalité si brutale, la réalisation que le temps file, glisse entre les jours. Combien de temps me reste-t-il ? Peu importe, je ne peux pas savoir mais je sais ce que j'ai vécu (les moments les plus enrichissants, tous les plaisirs dont j'ai joui) et j'ai toujours la curiosité d'en chercher d'autres et de renouveler ceux qui me font du bien.
A bien y réfléchir, je ne dois pas être le seul; on finira par se rencontrer...Mais vite, je vieillis de plus en plus !
PS : merci Calyste ne m'avoir invité à écrire.
24avr 2011
Fin de vacances
13:02 - Par Pierre - Moi - aucun commentaire
Depuis mon retour mardi, je suis un fainéant ! Au programme, footing matinal, lecture, internet (pour trouver ma moitié : toujours pas...) et cuisine !
Aujourd'hui, petite incartade avec la messe pascale (que je passe d'habitude avec ma mère) que je suis allé suivre à 9H30 dans un charmant petit village, Le Montat. C'est un paysage de carte postale avec sa petite église au milieu. Je serais bien allé sur Cahors mais sur "Messes info" il était dit que toutes étaient à 11H00 sauf une à 10H30. Je suis donc allé au vert. Le prêtre était un peu "space" à mon goût mais ce fut rapide. Par contre, quelle ne fut pas ma déconvenue au retour en voyant qu'il y avait une messe non indiquée sur le site (ni sur celui du diocèse, mais c'est normal, il n'y a pas grand chose dessus) à l'église de l'autre côté de la ville près du pont Louis-Philippe ! Damned !
Mais bon, cela m'a changé d'air ! Et, au moins, je ne connaissais personne ! Non que j'ai honte d'aller à messe mais cette ville est chiante car il n'y a aucun anonymat. Je vais donc poursuivre mes petites vacances tranquille. Il faut dire que fin mai, je vais chez mes parents; là, je vais voir plein de monde !
Et dire qu'il faut recommencer mardi...Enfin, c'est pas grave, c'est une semaine de 4 jours !
20avr 2011
Retour de vadrouille
18:57 - Par Pierre - Moi - 6 commentaires
Je recommence donc mon billet car une fois terminé, le site n'a pas voulu l'enregistrer et l'a effacé ! Damned !
5 ans après mon départ de Bordeaux, j'y suis retourné ce week-end; décidément, je retourne sur mes pas (Strasbourg le mois dernier). Frédéric m'a hébergé et j'ai pu réalisé combien cette ville avait continué à s'embellir. J'ai revu mon ancien appartement, qui a en partie brûlé comme la meilleure pâtisserie de la ville, j'espère que je n'y suis pour rien ! Sinon, pas de pincement au coeur particulier, même en revoyant la maison où habitait Grégory. Je dois avouer que pendant ces 2 jours, je me suis attendu à chaque instant à le voir déboucher au coin d'une rue, mais non, il avait définitivement disparu.
Nous avons mangé dans un restaurant gay (ce que je ne fais pas trop) et ce fut excellent. De plus, cela ne faisait pas folle du tout, les clients étaient cleans et le serveur tout à fait charmant !!! Ma seule déception fut de constater que les bars gays étaient bien tristes et peu fréquentés. Il parait que c'est l'effet d'internet, c'est possible. Ce qui est dommage, c'est que les gens ne sortent plus et restent chez eux à chatter, la sociabilité en prend un coup !
Le lendemain, je suis monté sur Poitiers et j'ai revisité la vielle ville et ses belles églises : Notre-Dame-la-Grande, St Hilaire et Ste Radegonde. Dans cette dernière, il y a, dans la crypte, le sarcophage en pierre de la sainte, posé sur 4 pieds en granit. La tradition veut que l'on en fasse le tour 3 fois et que l'on passe dessous pour que ses voeux se réalisent; je n'ai pas pu le faire car il y avait du monde, je me suis contenté d'un cierge, d'une prière et d'un baiser furtif sur la pierre. De toute façon, je l'avais déjà fait plusieurs fois et cela n'avait pas marché ! Comme c'était le dimanche des Rameaux, j'ai pu voir devant certaines églises que les fidèles étaient sortis sur le parvis avec leur prêtre pour des lectures et une bénédiction. Je n'avais jamais vu cela; si cela m'a surpris, je n'ai rien vu contre (malgré la polémique actuelle sur les prières dans la rue) : certainement que c'est par respect pour la tradition, le fait que je sois catholique, un certain retour aux racines chrétiennes qui ne me déplait pas voire la fin d'une période où l'Eglise devait afficher un profil bas et se repentir pour l'éternité de ses fautes. C'est d'ailleurs en substance ce que disent beaucoup de journalistes après la destruction d'une photo injurieuse (il parait que c'est de l'art, ce Frédéric Mitterrand est toujours aussi méprisable !). Que n'aurait-on dit si le Coran ou l'étoile de David avait été immergé dans de l'urine. Mais bon, je m'éloigne de mon sujet...Même si, après tout, un billet est aussi là pour dire ce que l'on pense !
Ce soir là, au restaurant, j'ai pu, à loisir, céder à ma manie d'observer les gens, c'est vrai que seul on peut difficile faire la conversation à la salière. A côté de moi, un homo parisien est venu s'installer : une caricature ! Il faisait de grands gestes avec ses mains (chacune étant ornée d'une bague avec une pierre semi précieuse), il sifflotait en mangeant et en lisant une revue d'antiquaires. Décidément, les antiquaires et les commissaires-priseurs en sont tous...Surtout à Poitiers...Je me souviens encore d'une rencontre il y a quelques années avec le même genre de type dans le même lieu ! Je les attire ...!
Enfin, je suis rentré à Cahors en passant par Limoges (sa chapelle St Aurélien, toute minuscule, et la belle église St Michel-des-Lions) et Oradour-sur-Glane. Cela faisait un moment que je voulais y aller. Le musée a été très bien pensé, il m'a intéressé. Quant au village, je craignais de le voir entourer de barbelés (je ne sais pas pourquoi) mais heureusement, ils avaient monté un petit mur en pierre, tout simple. Le plus touchant était de voir les plaques sur les maisons avec les noms des habitants et leur métier. Puis, au petit cimetière, j'ai lu la liste : 642 noms. Comment ont-ils pu ? J'ai lu beaucoup d'ouvrages sur cette période mais nul part je n'ai trouvé la raison. La haine ne saurait expliquer tout.
Aujourd'hui, je continue mes vacances jusqu'à mardi prochain : lecture, internet, footing, bonne bouffe. En attendant mieux. Mais, ce n'est pas si mal. Il faudrait que je me contente de ce que j'ai, d'autres ne l'ont pas, mais je ne peux pas ne pas espérer ce dont je rêve.
25mar 2011
Pour qui voter ?
19:50 - Par Pierre - Politique - 5 commentaires
Mon canton étant renouvelable, j'ai voté dimanche dernier.
Au milieu des 7 ou 8 candidats, j'en ai remarqué un sans étiquette politique. Sur le site de l'UMP, j'ai découvert qu'il était "divers droite" et qu'il n'y avait pas de candidat de la majorité présidentielle. Aussi, j'ai décidé de voter pour lui.
Etant donné que le Lot est une terre de gauche, de tradition radicale (c'est-à-dire faux cul, tout ce que j'aime ! Mais c'est vrai que je suis d'un tempérament "vieille pute" comme on dit dans le Béarn !), il a été éliminé. Il ne reste au second tour que la candidate PS et le candidat écologiste. Et là, cette semaine, j'ai beaucoup hésité. Enfin, je me suis décidé ce soir.
Je dois dire que l'horrible (pour certains) homme de droite que je suis a été affligé par le semblant de débat ayant animé (si j'ose dire) la vie politique. Malgré (ou à cause et je suis fier de le dire !) mes idées, je n'ai pas à choisir entre le PS et le FN car, sans hésitation, j'aurais choisi la rose au gourdin. Là, dans mon cas, j'ai pensé au début voter blanc. Mais, je crois que c'est le signe de la lâcheté, ce que je ne suis pas. Puis, j'ai cru faire un bon calcul en votant "vert" afin d'emmerder (disons les choses comme elles sont) la gauche; mais étant chasseur et fier de mes idées passablement réactionnaires, cela m'emmerdait un peu (je suis avec vous d'une honnêteté !). Aussi, ce soir, après moultes hésitations et une bouteille de Champagne avec plein de "merdouilles" comme je les aime à consommer, j'ai pris ma décision.
Le candidat écolo appartient à ces gauchistes intolérants et anti-chasse; quant à la candidate socialiste, je la connais (dans un cadre professionnel): elle est ouverte d'esprit, catho par conviction et charité, pleine de bon sens en matière économique, équilibrée même si elle est assez bobo. Aussi, au lieu d'obéir à je ne sais quelle consigne de gens que je méprise, j'ai laissé parlé mon coeur : je vais voter pour elle. Pour la troisième fois de ma vie (suivez mes billets !), je vais voter à gauche mais uniquement car je suis de droite, avec ses valeurs et que j'en suis fier !
Visiblement, nous sommes ainsi une minorité à l'UMP à penser ainsi. Mais, que je suis bête, je ne suis plus à jour de mon adhésion !
20mar 2011
Selon que tu seras...etc etc...
20:34 - Par Pierre - Moi - aucun commentaire
Ce soir, en regardant l'émission du dinosaure Drucker (bien protégé par ses amitiés à droite comme à gauche...Cf. la suite de ce billet), j'ai été attiré par l'histoire d'un téléfilm passant sur France 2 le 22 mars "Les mauvais jours"; il s'agit de la descente aux enfers, le chômage, d'une personne seule.
Au récit du scénario (pléonasme), je n'ai pu m'empêcher de penser à moi. Oh, je n'ai pas connu la rue et la misère, Dieu merci, mais le chômage et son abandon. L'actrice principale racontait que lorsqu'on était au chômage et dans l'attente de l'aide des autres, le sentiment des gens était plutôt de s'éloigner de peur de s'attirer le mauvais oeil ou de contracter une maladie. J'ai eu ce sentiment à 2 reprises, mes 2 périodes de recherche d'emploi.
J'avais (je n'ose dire la chance) dans mes relations (même si parfois ils se disent mes amis sur des réseaux sociaux) des gens ayant la fortune (non, le terme n'est pas trop désuet si on en connait le sens) d'avoir des relations. Bien entendu, comme toute personne en recherche d'emploi, on commence par se refuser à les solliciter car on s'estime indigne de telles manoeuvres; et puis, on mérite mieux ! Avec des candidatures spontanées et des réponses aux annonces, nos qualités et notre expérience parleront d'elles-mêmes ! C'est évident ! Que nenni ! A force de refus, de silence ou d'occasions manquées (je me souviens de 2 cas où je suis arrivé dans la "short list" et où l'on m'a dit le lendemain qu'un candidat surprise avait été recruté "sur le champ sur ses qualités" à Annecy et Bourges !), on se dit que, tant pis, il faut solliciter ses relations, ses amis. Oh, j'ai découvert des amis qui, alors que je ne m'y attendais pas du tout, ont fait preuve de beaucoup de sollicitude, même si cela n'a pas eu de résultat probant. Pour d'autres, mieux placés, ce fut une grande déconvenue. Etant trop faible ou désabusé, je ne sais aujourd'hui comment leur dire ma déception. J'eusse préféré leur oubli.
Les relations sont un bien précieux, qui ne se partage pas. On dit parfois que les avantages des autres sont des privilèges. Pourtant, nous y aspirons tous. Si j'étais si bien placé, que ferais-je ? Je ne peux pas répondre, évidemment. Je ne pense pas regarder ce téléfilm mardi prochain, j'en connais la trame. Elle laisse un goût de désabusé dans la bouche et un pincement dans le coeur, du moins dans le mien.
14mar 2011
Week end strasbourgeois
19:26 - Par Pierre - Moi - 2 commentaires
Ce fut fatigant mais bon, à plusieurs points de vue.
Sur le plan gastronomique, cela a été la tournée des grands ducs : "La Maison des Tanneurs" avec sa célèbre choucroute, quelques autres petits restos de ma connaissance, de bons vins, que demander de plus ? J'ai fait quelques achats agréables dont de petits présents pour Arnaud et sa copine qui m'ont gardée Bastet.
Mais ce genre de voyage a toujours chez moi un nécessaire aspect nostalgique. Cela m'a fait plaisir de revoir mon ancien quartier de Neudorf, la faculté de droit, tous ces endroits de la vieille ville qui me parlaient. Dans beaucoup de lieux, je me suis souvenu de moments agréables, d'anecdotes, de personnes que j'avais connues. A cette occasion, j'ai réalisé pour la première fois à quel point j'avais vécu depuis. En effet, lors de mes précédents retours à Strasbourg, j'ai eu des regrets et une certaine nostalgie. Pas là, j'ai trouvé la ville bien petite aujourd'hui. De plus, je n'ai pas eu ce serrement au coeur en revoyant ces lieux ou en retournant à l'aéroport. Jusque là, je pensais vouloir retourner vers la Cité idéale. Oh, j'en aurais l'opportunité, je ne dirais pas non, mais sans excitation aucune. J'ai tourné la page, tout simplement. Il aura quand même fallu presque 15 ans.
Quand je me promène dans une ville, Paris par exemple, je ne cesse pas de penser un peu à tout (vous me direz que je n'ai pas d'autre chose à faire). Je trouve regrettable de ne pas partager mes remarques et mes émotions devant tout ce qui défile devant moi. Mais là, dans la vitrine d'une boutique près de la cathédrale, il y avait, au milieu de bibelots, quelques cartes avec des devises. L'une d'elle disait "Rien ne dure toute la vie, pas même vos soucis - Saint Augustin". C'est vrai, si je me retourne en arrière, j'ai eu des moments difficiles qui me permettent de relativiser; de plus, cela redonne l'espoir d'avoir mieux que ce que j'ai. Chaque jour de mon séjour, je suis allé prier et mettre un cierge devant la petit statue de la Vierge dans le pilier de gauche en rentrant dans la cathédrale. Dimanche, je n'ai pas pu m'empêcher de demander que la pensée de Saint Augustin se réalise et vite si possible !
En tout cas, je suis heureux de mon escapade, même si je n'y ai pas rencontré l'âme-soeur (heureusement, il y a près de 800 km !). Dans ces moments là, j'ai l'impression d'être le plus maître de moi-même et de mon destin, les voyages me donnent toujours cette impression. La seule atténuation à cette béatitude, je l'ai dans les restaurants; si, au début, j'appréciais de jouir seul de ces moments, ce n'est plus le cas; c'est là que la solitude me pèse le plus, même si je compense en observant plus attentivement les autres.
Au fur et à mesure, je m'apprivoise, je me juge, je me jauge. Au final, il y aura quelque de chose de pas trop mal ! Espérons le !
08mar 2011
Extrême droite ou droite extrême ? Débat ou non ?
19:23 - Par Pierre - Politique - aucun commentaire
Je ne reviendrai pas sur les propos de John galliano, ils sont condamnables; la seule "excuse" que je puisse lui trouver , c'est sa dépendance à des substances prises en excès. Tout ceci n'est pas comparable aux autres sujets qui occupent l'actualité.
Depuis un certain temps, il y a en Europe une montée des idées de "droite". Je ne crois pas que toutes soient d'extrême droite. Je pense au contraire qu'il y a une droitisation des esprits, un certain populisme, même si le terme est péjoratif car il ne s'agit pas que d'un phénomène populaire mais qui touche toutes les classes de la société. Ainsi, je suis surpris de constater que beaucoup de personnes ne cachent pas des idées véhiculées par le Front National. Récemment, ma mère me disait qu'un prêtre de sa connaissance, plutôt de gauche comme tous ces hommes ayant la soixantaine portant l'habit civil et appartenant au clergé du Midi, lui disait son "ras le bol" des Arabes et qu'il voterait peut-être pour le FN. Quand on connait ce genre de personnes, c'est assez surprenant car ils ne partagent pas du tout la conception traditionnaliste de Benoit XVI par exemple. C'est assez symptomatique d'une crainte et de sentiments d'inquiétude et aussi d'incompréhension sur leurs attentes.
Aussi, je crois qu'il faudrait entendre ce que disent les gens, que ce soit Eric Zemmour ou d'autres. Oui, il y a de la peur par rapport à la crise, à une mondialisation altérant la qualité de vie à laquelle on aspire, à l'islamisme intolérant, à l'immigré qui apporte une autre vision de notre cadre de vie. On voit ce phénomène en Italie, en Suisse, aux Pays-Bas, etc. Tout cela est dû, en grande partie, à un manque de parole, de débat : il y a trop de non-dits, de sujets tabous, de politiquement correct qui fait crever notre société et les valeurs qui s'y rattachent.
Beaucoup ont peur de notre société, de sa violence, de son instabilité sociale, de son absence de vision, de l'image qu'elle nous donne, si éloignée de la représentation que nous en avons et de ce nous l'imaginons. C'est ce décalage entre la société actuelle et la société rêvée qui apporte du stress aux citoyens. Ce n'est pas en cultivant un terrorisme intellectuel avec des sujets interdits que l'on lèvera ces craintes. Je suis partisan de tout dire, de discuter de tout, sans politiquement correct. C'est ainsi qu'il est possible de lever des appréhensions, de se poser les bonnes questions et de chercher les solutions.
En faisant confiance en la raison, en défendant ses valeurs, en les confrontant à des réalités parfois inquiétantes, je crois que l'on a moins peur et que l'on peut appréhender le monde tel qu'il est et essayer de dégager une voie, un chemin de vie ensemble.
Je ne sais pas si Marine Le Pen sera au deuxième tour en 2012, je ne le pense pas, mais il est regrettable qu'il n'y ait que par elle que les sujets de laîcité, religion, valeurs occidentales, solidarité sociale soient abordés. Je ne pense pas que les débats lancés par l'UMP soient à la hauteur, je ne pense pas non plus que le refus d'en parler du PS soient mieux. Mais si aucun d'eux n'en parle, laissons au moins les gens de la société civile en discuter, sans risquer les tribunaux ou l'opprobre.
En relisant ce billet, je réalise à quel point il est décousu et qu'il aurait mérité d'être plus ordonné et charpenté. Mais les mots me viennent trop vite et je n'ai pas le courage de refaire mon ouvrage. Mon seul mérite sera peut-être de vous faire partager une émotion et une attente trop insatisfaite, celle de trouver celui qui sera le dire autrement.
06mar 2011
Quelques mots
19:42 - Par Pierre - Moi - aucun commentaire
Oui, j'avais envie d'écrire un billet sur les affaires Galliano et Zemmour, le "brillant" débat lancé par l'UMP (Pierre Desproges avait raison, il n'y a pas plus con que la gauche, à part la droite !) et le score de Marine Le Pen. Alors, promis, si demain soir je ne vais pas à Montauban, je fais un billet !
Sinon, si vous vous inquiétez pour moi (je fais semblant d'y croire, cela me rassure...), de vendredi à dimanche, je vais revoir cette chère ville de Strasbourg, ma jeunesse, mes souvenirs...Je suis vraiment un homme du passé. Puis, je préparerai un week end à Paris pour fin mars, plus quelques trajets vers l'Aquitaine, le Poitou, les Pays de la Loire. Bref, je vais me promener d'ici fin mai !
Aujourd'hui, le soleil m'a fait croire que le printemps était là, déjà. A 44 ans, on est vieux, non ? Pourtant, en ce moment, je le pense, encore mes idées noires. Elles disparaitront dès qu'un rayon de soleil avec un beau sourire viendra. Je le sens bien...!
12fév 2011
De Sarkozy et des voyages
16:32 - Par Pierre - Politique - 3 commentaires
Oui, je suis en verve ce samedi : 3 billets, vous êtes privilégiés ! Vous pourriez au moins me dire merci ou bien m'encourager, me critiquer, m'insulter, que sais-je encore ?
Enfin, ce n'est pas votre faute si vous êtes incapables de réfléchir si brillamment ni d'écrire avec autant d'aisance. Rassurez-vous, je suis là pour pallier vos carences ! (Si, avec ça, je n'ai pas quelques commentaires bien sentis, c'est vraiment que vous ne me méritez pas !!!)
Bref, je souhaite réagir à cette polémique sur les voyages de nos politiques. Il y a quelques années, Bernadette Chirac disait, qu'un jour, les Français n'autoriseraient plus les avantages dont bénéficient les politiques, en s'en lamentant. Elle ne croyait pas si bien dire ! Enfin, l'opinion publique tolère de moins en moins ces privilèges (je vous rappelle la définition : les privilèges, ce sont les avantages ou droits acquis des autres...Ils ne sont pas l'apanage exclusif des politiques, mais ce n'est pas le sujet ici...), surtout qu'ils sont plus ou moins cachés, ce qui les présente encore plus sous le mauvais angle.
Qu'enfin, dans notre République démocratique, chacun soit astreint au respect des Lois et, surtout, à un minimum d'honnêteté et d'éthique comme c'est le cas dans les pays scandinaves ne me choque pas du tout. Le bien public et les charges confiées par les citoyens ne sont pas des prébendes mais le bien de la Cité. Par contre, que des traitements décents soient prévus (ce sont des charges lourdes à porter) et que des honneurs légitimes soient donnés à nos représentants, ce n'est que justice. Indirectement, cela honore aussi les citoyens de telles Cités.
Mais, que ce soit au plus haut sommet de l'Etat, dans nos petites communes ou dans de modestes administrations locales, on ne peut pas dire que tous soient exemplaires ! Ce qui s'est passé pour Michelle Alliot-Marie et François Fillon n'est pas nouveau, ils n'ont fait que répéter ce qui se fait depuis toujours, quelque soit la couleur politique du moment. Par contre, j'aurais aimé que la classe politique dans son ensemble le reconnaisse : tous ont profité du système, que ce soit au Maroc ou ailleurs. Un mea culpa collectif aurait redoré le blason de la politique au lieu d'encourager le "tous pourris" des Le Pen, Mélenchon et consorts. Pas un ne l'a fait.
Plus pathétique encore, les journalistes qui ont, eux aussi, bénéficié "d'invitations" ont été très discrets. Oui, nos censeurs, les détenteurs de la vérité, le quatrième pouvoir (sans aucun mandat démocratique, je le rappelle en passant !) : vous pouvez lire les journaux, silence. Ils n'en sont pas grandis eux non plus.
Sur ce sujet, Nicolas Sarkozy a réagi comme s'il s'agissait d'une patate chaude, lors de son interview, même si je n'ai rien contre les mesures qu'il a prises. En l'entendant, lui et les autres, je me dis parfois que s'il a été élu pour ses qualités, il sera réélu par défaut.
Pendant ce temps, cette semaine, au café du matin, avec les collègues, nous avons tenu ces propos sur nos élus et nous avons parlé d'éthique médicale : faire naitre un bébé pour sauver un autre enfant. Curieusement, nous avons eu la même opinion à la fin : c'est très malsain pour le futur psychologique de cet enfant conçu pour sauver son frère, les parents ne pouvaient pas humainement refuser cette proposition des médecins, il y a un danger de voir s'ouvrir la voie d'une utilisation de l'Etre humain comme d'un réservoir de pièces détachées et, enfin, que ce terme de "bébé-médicament" était bien impropre.
Comme quoi, l'éthique, cela peut faire un bon sujet de débat. A défaut d'exemplarité de nos élus, nous sommes encore capables d'être lucides, de débattre et de remettre l'Homme à sa place.
12fév 2011
Mouvements arabes
15:37 - Par Pierre - Politique - 2 commentaires
Concernant la politique arabe, je ne peux m'empêcher de faire des comparaisons avec 1989 et les pays Est-européens qui se sont libérés du joug communiste. La rue a pris le dessus sur la dictature, sans plan concerté, avec l'action de quelques uns qui, sans le savoir, ont été comme des héros. C'était une bonne chose et nous, Occidentaux, avant applaudi chaudement car c'était la victoire de la démocratie, de notre conception de la vie, de nos valeurs, c'était la victoire politique de l'OTAN sur le Pacte de Varsovie également. Par contre, quand des régimes africains ont ensuite été menacés, nous avons eu un peu plus de réticence à saluer ceux qui voulaient faire comme les autres...Mais, il y a toujours eu deux poids et deux mesures en politique. Concernant l'Europe, la démocratie primait sur les Etats; en Afrique, la raison d'Etat l'emportait sur des peuples "n'ayant pas concience de la réalité"...Que d'hypocrisie pour masquer notre condescendance !
Aujourd'hui, c'est un petit peu la même chose. Nous sommes ravis de voir émerger des souhaits de démocratie mais, de voir des dictateurs que nous avons soutenus tomber, là, il y a un grand écart assez difficile à assumer. Le problème ici est que l'on ignore l'avenir. Autant les Européens de 1989 avaient en tête un régime politique et des valeurs qui étaient les mêmes que les nôtres; autant, ici, ce n'est pas certain. Certes, en Tunisie, il y a moins de risque de voir monter une dictature militaire ou islamique, mais que dire de l'Egypte, de l'Algérie, du Maroc, de la Syrie, de la Jordanie ou des monarchies du Golfe ? Ce que nous souhaitons, c'est simple : que ces peuples reconnaissent que notre système politique, notre vision de l'Etat, des libertés individuelles, de l'existence d'Israël, etc sont la seule vérité. Nous le savons bien, d'autres peuples avec une autre culture, une autre religion (et le rapport qu'il y a avec elle), une histoire des 100 dernières années vécue de façon différente ne peuvent engendrer des aspirations identiques et un modèle unique de siociété. Oui, il y a des civilisations différentes, des valeurs humaines différentes (n'en déplaise à NOTRE universalisme des Droits de l'Homme). Je ne pense pas que nous détenions la vérité, nous avons la vérité qui est le fruit de nos valeurs et à notre héritage religieux et politique. Il n'est pas identique partout sur Terre.
On le sent bien, nos intellectuels, en général si prompts à s'enflammer et à dire, après coup le plus souvent, les pires bêtises, sont curieusement discrets. En tout cas, ceux qui se sont exprimés l'ont fait, je le reconnais, avec beaucoup de franchise et d'humilité, sans langue de bois. Aujourd'hui, le maintien de certains régimes est reconnu (même si on ne le dit pas ouvertement) comme étant un pis aller : mieux vaut cela que l'islamisme, la montée de menaces contre Israël : nous continuerons donc à avaler les couleuvres de la politique israëlienne et, au final, on payera le prix, car tout se paye un jour. D'ailleurs, en Egypte, il y a eu changement d'homme mais pas de régime ! C'est le bras droit d'Hosni Moubarak, un homme des services secrets, qui assume la suite avec le soutien de l'armée, des Etats-Unis, des Européens et des Israëliens. Et le peuple égyptien fête sa "victoire"...Prions qu'il n'y ait pas de réveil trop brutal sur les bords du Nil ou ailleurs !
Les spécialistes du monde arabe disent que la "rue arabe" est patiente mais qu'elle peut s'enflammer vite et violemment. C'est ce qui se passe depuis un certains temps. J'espère que les dirigeants américains et européens auront la capacité de gérer ces crises. En tout cas, n'oublions pas les autres régimes arabes, nos décisions pèseront sur leur politique interne et sur les relations qu'ils auront avec nous. Veillons à ne pas les trahir, nous avons misé beaucoup sur eux, ne l'oublions pas. Nous n'avons pas fait ça pour rien, nous l'avons fait dans notre intérêt pas dans celui de leurs peuples.
12fév 2011
Et de un !
15:04 - Par Pierre - Moi - aucun commentaire
Cette semaine, le 10, j'ai eu un an de plus : 44 ! Vous vous rendez-compte ?
Après le choc des 40 (pour les 30, ce fut une joie), je passe les années sans trop de problème. Au bureau, j'ai eu droit à la bise et aux messages chaleureux de tous, quelle joie (Cf. un précédent billet) ! Des appels et cadeaux de quelques amis et de mes parents, même mon frère a pensé à me téléphoner (ma mère a dû y penser pour lui...), Arnaud et Sarah se sont invités chez moi (j'avais quand même prévu un apéritif dinatoire soigné) ce qui fait que je n'ai pas été seul. Bref, une vraie chaleur qui m'a fait bien plaisir ! J'ai presque oublié que j'étais célibataire.
Mais, lundi, je vais y repenser. Il y a cette horrible fête de la Saint Valentin : en couple, ce doit être super. Par contre, pour les autres, il nous tarde Mardi-Gras !
25jan 2011
La vie et la mort devant la Loi
18:43 - Par Pierre - Société et valeurs - 6 commentaires
Une polémique est actuellement relancée par une proposition de loi en discussion au Sénat portant sur l’euthanasie.
Vaste et douloureux sujet s’il en est car il touche à la fois aux valeurs (la vie et la mort en l’occurrence) et à l’intime, cela a pu nous toucher ou bien cela pourrait nous concerner, nous-même ou un proche. Certes, il est très difficile d’en parler si l’on n’a pas été confronté à une telle expérience, ce qui est mon cas. Aussi, je me projette vers le futur en me plaçant comme futur malade ou comme accompagnant.
A ce stade, je ne peux faire que des suppositions à froid, si j’ose dire, essayant de raisonner ce qui peut, le jour venu, m’amener vers une situation où la raison cèderait la place à l’émotion et à la douleur. Il me semble que ce problème (je ne sais pas trop comment le nommer) doit être confronté à notre conception de Dieu (que d’autres appellent l’au-delà, l’Etre suprême, peu importe) et au souhait de se gouverner soi-même. Ces deux considérations, à mon sens, guident notre appréhension face à la mort, la façon que l’on souhaiterait aborder la dernière ligne droite et le passage vers l’autre monde, vers la fin de cette vie. Dans notre société judéo-chrétienne, Dieu a créé l’Homme et c’est Lui seul qui détermine notre vie et la date de notre rappel à Lui. En la matière, l’Homme n’a pas de libre arbitre et toute décision allant contre ce primat de la volonté divine est une offense à Dieu.
D’un autre côté, même si l’on reconnaît la primauté de Dieu (ce qui en l’occurrence est mon cas), le passage de la vie à la mort est l’étape la plus traumatisante (plus que la naissance, belle et pleine de promesses). Il nous amène d’un monde où nous évoluons avec notre liberté, nos passions et nos proches vers un monde qui apparaît comme étant le néant, la douleur et la séparation.
Oh, vous me direz que l’on gagne le royaume de Dieu mais, honnêtement, cela ne va pas atténuer ma peine ! Sur un sujet comme celui-là, on se dit que Dieu devrait se contenter de nous accompagner mais en nous laissant libre du jour et de la raison de passer de vie à trépas.
De plus, je suis assez stupéfait, dans ce débat, que l’on oublie parfois de dire pourquoi on parle d’euthanasie. Il ne s’agit pas de se suicider pour des motifs personnels (chagrin d’amour ou autre) ou professionnels ; il s’agit de choisir de cesser de vivre car on est atteint d’une maladie incurable nous amenant inévitablement et sans espoir de rémission vers la mort. C’est ça la raison d’être de l’euthanasie et sa définition. Il est dommage de ne pas se rappeler cela.
Dans l’euthanasie, on ne fait pas le choix de mourir en refusant de vivre, on meurt car la vie est finie.
Alors, si demain, une personne proche (ou moi-même) est concernée, je crois, sous toute réserve et avec beaucoup d’humilité et de précaution, que c’est la conception que j’aurais. Fasse que la loi des Hommes me laisse libre car, sinon, il faudra que je fasse ma loi.
23jan 2011
Un lobby juif ?
10:25 - Par Pierre - Politique - aucun commentaire
Aï, rien que le titre suscite la polémique, même avec un point d'interrogation qui montre bien que c'est une question et non une affirmation. Deux événements récents me poussent à la rédaction de ce billet pour faire part de mon indignation mais également d'un certain ras-le-bol.
Tout d'abord, il y a eu cette polémique avec l'interdiction faite à Stéphane Hessel de faire une conférence à l'Ecole Nationale Supérieure. Pour ceux qui l'ignorent, c'est un philosophe et diplomate français d'origine juive allemande, ancien résistant et déporté à Buchenwad et Dora, qui affiche des positions plutôt tiers-mondiste, pour résumer. Il est l'auteur d'un petit livre à succès "Indignez- vous !" où il dénonce les inégalités, la politique d'immigration française, la finance et la politique israélienne à Gaza. De plus, il est membre d'un collectif partisan d'un boycott des produits israéliens. A ce titre, le CRIF est intervenu auprès de la ministre de l'enseignement supérieur, Mme Pécresse, afin de faire interdire cette conférence, ce qui fut fait.
Ensuite, on a découvert dans un communiqué de Serge Klarsfeld que l'oeuvre de Céline faisait partie des commémorations culturelles de 2011 (au passage, il n'aurait rien dit, personne ne s'en serait aperçu) et qu'il exigeait le retrait de cette décision. Après intervention de l'Elysée (c'est comique car Céline est l'auteur favori du Président !), le ministre de la culture s'est exécuté.
Tout ceci me dérange beaucoup. Que l'on ne soit pas d'accord avec Mr Hessel est tout à fait légitime, je ne partage pas du tout ses idées comme vous avez pu le remarquer vu mes positions sarkozystes. Mais, après tout, on n'est pas obligé d'acheter son livre, de suivre ses recommandations de boycott ou d'aller l'écouter rue d'Ulm. Interdire à un homme de parler alors que ce qu'il dit n'est pas illégal mais simplement parce qu'on n'est pas d'accord, je trouve cela SCANDALEUX ! C'est le contraire de la liberté de penser et de s'exprimer, la France de Sarkozy n'est pas la Tunisie de Ben Ali !
Dans le cas de Céline, le ministère et les scientifiques avaient bien fait en sorte de mettre en avant son oeuvre tout en soulignant ses positions condamnables. D'ailleurs, Bernard-Henri Lévy (entre autres intellectuels) a déclaré fort justement :"cette commémoration doit précisément servir à explorer l'énigme que l'on peut être à la fois un très grand écrivain et un parfait salaud."
Dans ces deux affaires, ce qui m'indigne, c'est que des particuliers (aussi respectables soient-ils et quelque soit leurs motifs) puissent s'octroyer un pouvoir de jugement et de censure, qu'ils puissent dicter leur conduite et leurs actes à des ministres de la République, nommés par le Président élu démocratiquement par le Peuple et appartenant à un Gouvernement approuvé par l'Assemblée nationale. Tout ceci est tout simplement anti-démocratique et je constate que bien peu de personnes ne dénoncent de tels faits.
D'où le titre de ce billet car, comme Alain Finkielkraut, je crains que cela ne renforce encore plus le sentiment que le "lobby juif" fasse sa loi.
Nous sommes dans une société avec, heureusement, des valeurs, les appliquer serait certainement la meilleure façon de les pérenniser.
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